La rentrée des tablettes

Les tablettes de types IPad ont de bonnes raisons de faire leur entrée dans les salles de classes. Elles permettent d’offrir un contenu plus riche aux étudiants, plus d’interactivité, économisent du papier et de l’espace, sont compatibles avec un grand nombre de logiciels et d’applications et correspondent aux tendances émergentes en éducation et aux habitudes de consommation des étudiants

Autres signes d’un courant, certains fabricants de tablettes développent des modèles de tablettes destinées spécifiquement à l’éducation, telle que cette compagnie canadienne ou cette autre compagnie qui a créé une tablette pour les plus jeunes.

Des universités offrent gratuitement aux étudiants un IPad à la rentrée alors que d’autres font de la recherche sur l’inclusion des téléphones intelligents et tablettes dans l’éducation et les utilisent activement dans leurs salles de cours.

On prévoit que les ventes de tablettes doublent en 2011, alors que les ventes de téléphones intelligents ne cessent de croître.

Toutefois, sommes-nous prêts à gérer l’entrée massive des tablettes dans les écoles? Transférer tout le matériel de cours, gérer les applications Android et Apple, former les enseignants et étudiants sur l’utilisation de ce gadget, s’assurer de la compatibilité, gérer les problèmes de sécurité ( les Ipads ont été bannis de plusieurs universités américaines, pour les problèmes de sécurité).

Finalement, ces gadgets sont tellement nouveaux qu’au bout de six mois un modèle devient quasiment désuet. Est-ce qu’un étudiant qui s’achète une tablette en début de baccalauréat pourra le garder durant tout son cursus ?

La tablette dans les écoles ? Certainement. À grande échelle ? Dans quelques années encore..

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LSBF Global MBA sur Facebook

Parmi les défis de l’enseignement universitaire d’aujourd’hui, l’intégration efficace des médias sociaux en est un de taille, et ce, autant en formation à distance qu’en formation sur campus.

Alors que certains établissements font fi des modes et conservent l’approche traditionnelle du « sage on stage », d’autres tentent d’intégrer ces nouveaux médias au cœur même de leur enseignement.

L’une d’elle a misé gros en offrant un MBA entièrement sur Facebook. Il s’agit de la London School of Business and Finance (LSBF).

La particularité de ce programme est qu’il est possible d’avoir accès à la majorité de son contenu – vidéos, lectures, présentations- gratuitement.

On peut ensuite s’inscrire au programme en payant les frais d’inscription, ce qui donne accès au contenu entier, aux examens, à de l’encadrement et à l’obtention d’un diplôme.

Lorsqu’on sait que le temps passé sur les réseaux sociaux domine toutes les autres activités passées en ligne et que 99% des 18-24 ans sont présents sur ces réseaux, on peut reconnaître qu’il s’agit certainement d’une façon efficace d’attirer une jeune clientèle. Et à en croire les quelque 90 000 inscriptions en moins de 2 mois sans trop de publicité, ca marche ! Toutefois, Facebook n’ayant pas du tout été conçu dans une perspective pédagogique, on peut se questionner sur la qualité de l’application. Mais, puisque c’est gratuit, on peut tous l’essayer ici et en juger par nous-même !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce une idée farfelue ou innovante ?

Pour un accès au plus grand nombre à l’éducation supérieure, bourses de la fondation Gates

Financés en partie par la fondation Bill et Melinda Gates, les Next Gen Learning Challenges visent à améliorer l’accessibilité et le taux de diplomation universitaire des Américains en proposant un lieu d’échange d’idées et de bonnes pratiques pour les enseignants et pédagogues. Des bourses seront entre autres offertes aux chercheurs et professionnels qui développeront des cours en ligne gratuits.

Cette initiative est basée sur l’idée que les nouvelles technologies transforment le milieu de l’éducation en permettant de développer des pratiques et des processus éprouvés et en élargissant la portée et l’étendue des solutions aux problématiques liées à l’éducation. Aussi, le faible taux de diplomation universitaire représente un enjeu important aux États Unis puisque selon certains analystes, 64% des emplois en 2018 exigeront une formation universitaire.

Ainsi, en utilisant les nouvelles technologies au cœur de leur stratégie, quatre défis liés à l’éducation sont proposés, soit

  • Didacticiels ouverts
    Pour donner un accès élargi à des logiciels d’apprentissage, principalement pour préparer aux cours universitaire ayant un haut taux d’abandon.
  • Engagement 2.0
    Intégrer les approches participatives du web 2.0 afin de stimuler l’apprentissage
  • Apprentissage hybride
    Favoriser l’utilisation d’approches d’enseignement hybride combinant les cours à distance et en personne.
  • Analytiques de l’apprentissage
    Approfondir et implanter des méthodes d’analyse statistique des données sur les étudiants pour aider ceux qui travaillent à la réussite étudiante.

Ces défis s’adressent aux chercheurs, au personnel pédagogique et enseignant qui souhaitent contribuer et échanger sur l’un ou l’autre de ces aspects.

MAJ (28/07/2010) : On annonce le lancement du site
Nixty.com, un autre site « ouvert » qui offre pas moins de 200 cours universitaires en ligne, non crédités et gratuits, d’une dizaine d’universités dont le MIT, Harvard et Yale. Un autre bel exemple de l’impact des réseaux sociaux et de son approche participative et ouverte dans le milieu universitaire.

Les études supérieures en ligne – nouveau palmarès américain

La formation universitaire à distance gagne en popularité et en considération depuis quelques années. Des universités de renom du monde entier offrent de tels cours, en ligne pour la plupart, et ce type de formation est de plus en plus reconnu.

Selon Eduventures, une firme de recherche spécialisée dans l’enseignement supérieur, plus de 500 000 américains se sont inscrits à des études de deuxième cycle à distance en 2009, ce qui représente une hausse de 17% par rapport à l’année précédente.

Ce type de formation attire surtout les adultes en mi-carrière, qui ont un emploi et une famille. Cette formule leur permet de mieux concilier travail-vie personnelle et est également mieux perçue par les employeurs, ceux-ci ayant eux même suivi une formation à distance ou ayant embauché de bonnes ressources ainsi formées.

Kiplinger, un magazine spécialisé en vigie d’affaires et en conseils financiers- vient de publier le palmarès des quinze meilleurs diplômes de deuxième cycle offerts en ligne.

Des institutions telles que Stanford, MIT ou John Hopkins figurent parmi les nominés et proposent maintenant des formations en ligne dans leurs prestigieux  établissements. Toutefois, il faut être prêt à en payer le prix : jusqu’à 100 000 dollars américains pour obtenir ces nobles papiers.

Consultez le diaporama présentant le palmares des quinze diplômes ici.

Universités 2.0

Je reviens d’un sommet de deux jours, organisé par la CREPUQ, où  l’on présentait aux membres des équipes de communication des établissements universitaires québécois une série de conférences et de panels, tous plus intéressants les uns que les autres, sur les nouveaux enjeux liés aux communications, aux relations publiques et au recrutement, principalement depuis les changements de paradigmes amenés par le 2.0.

Avenir du journalisme,  intégration de médias sociaux et de vidéos aux stratégies de communication-recrutement, voilà quelques questions qui ont été soulevées et débattues par les conférenciers et participants présents.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à consulter Statmats Higher Education, qui contient une mine d’information sur le sujet dont un guide sur les médias sociaux : THE FIVE FUNDAMENTAL STEPS FOR DEVELOPING A POWERFUL SOCIAL NETWORKING STRATEGY FOR COLLEGES AND UNIVERSITIES.

Également, voici les gagnants et finalistes 2010 aux Webby Awards, catégories Éducation, Écoles/Universités, Campagnes interactives