LSBF Global MBA sur Facebook

Parmi les défis de l’enseignement universitaire d’aujourd’hui, l’intégration efficace des médias sociaux en est un de taille, et ce, autant en formation à distance qu’en formation sur campus.

Alors que certains établissements font fi des modes et conservent l’approche traditionnelle du « sage on stage », d’autres tentent d’intégrer ces nouveaux médias au cœur même de leur enseignement.

L’une d’elle a misé gros en offrant un MBA entièrement sur Facebook. Il s’agit de la London School of Business and Finance (LSBF).

La particularité de ce programme est qu’il est possible d’avoir accès à la majorité de son contenu – vidéos, lectures, présentations- gratuitement.

On peut ensuite s’inscrire au programme en payant les frais d’inscription, ce qui donne accès au contenu entier, aux examens, à de l’encadrement et à l’obtention d’un diplôme.

Lorsqu’on sait que le temps passé sur les réseaux sociaux domine toutes les autres activités passées en ligne et que 99% des 18-24 ans sont présents sur ces réseaux, on peut reconnaître qu’il s’agit certainement d’une façon efficace d’attirer une jeune clientèle. Et à en croire les quelque 90 000 inscriptions en moins de 2 mois sans trop de publicité, ca marche ! Toutefois, Facebook n’ayant pas du tout été conçu dans une perspective pédagogique, on peut se questionner sur la qualité de l’application. Mais, puisque c’est gratuit, on peut tous l’essayer ici et en juger par nous-même !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce une idée farfelue ou innovante ?

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LinkedIn ou le super rolodex

Parmi les réseaux sociaux les plus populaires, il y a bien sûr Facebook, qui vient de franchir des 500 millions d’utilisateurs, Twitter, qui en compte désormais plus de 100 millions et Linkedin, qui enregistre 75 millions d’inscriptions en provenance de 200 pays.

Si Twitter et Facebook sont des réseaux sociaux grand public axés surtout sur le divertissement, LinkedIn se veut avant tout un réseau professionnel.

On y publie notre cv, nos champs d’expertise, et on se bâtit un réseau de contacts professionnels : collègues passés et actuels, clients, fournisseurs, pigistes.

Il s’agit à la base d’une version actualisée, et plus puissante, du rolodex.

Plus puissante, car on peut, en plus, suivre le parcours professionnel de ces contacts, obtenir des références de fournisseurs potentiels, afficher des postes ou chercher un emploi, faire partie de groupes d’intérêts, d’associations de diplômés ou d’ordres professionnels, partager notre expertise et nos connaissances avec d’autres professionnels de notre milieu. Voilà une bonne façon de se faire connaître, de maintenir nos connaissances et notre réseau professionnel à jour.

Au Québec, le groupe le plus populaire est actuellement Linked Québec, avec plus de 6000 membres actifs.

Dès la semaine prochaine, je serai co-modératrice d’un sous groupe consacré à l’éducation et au développement professionnel. Le sujet vous intéresse ? Joignez-vous à nous !

Vous n’êtes pas encore inscrit ? Faites-le maintenant.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez également vous inscrire à une formation LinkedIn près de chez-vous.

Seth Godin sur le monde du travail

Le magazine Jobboom présente ce mois-ci une entrevue avec Seth Godin, l’un des auteurs les plus influents de la blogosphère.

Il y présente le thème de son dernier livre,  Linchpin: Are you Indispensable?, dans lequel il explique pourquoi  l’innovation et la créativité figurent parmi les atouts les plus importants des employés « pivots » de notre économie du savoir.

La version française de ce livre est à paraître sous peu.

Consultez l’entrevue complète de Jobboom ici  : Devenir indispensable, un must.

La nouvelle génération de parties prenantes (stakeholders)

Le concept de stakeholder (partie prenante), par opposition à shareholder (actionnaire), n’est pas un nouveau concept de management. Toutefois, les médias sociaux  amènent avec eux leurs lots de nouveaux enjeux qu’il faut, comme entreprises ou organisations, apprendre à gérer.

The Economist vient de sortir un dossier complet sur le sujet. À lire si vous faites partie des détenteurs d’enjeux et que le sujet vous intéresse.

Consultez le rapport ici : Dangerous liaisons : How businesses are learning to work with their new stakeholders

Le Web comme laboratoire

Est-il possible d’élaborer de déployer des stratégies de mise en marché 2.0  « béton »  dans un environnement en pleine mouvance ?

Si oui, comment explique t on que certaines multinationales telles que Ford ou Nike ont investi des millions, appuyés par de grosses agences de publicité, pour développer des campagnes virales ou 2.0 qui se sont soldées par des échecs monumentaux alors que, contre toute attente, le lipdub des étudiants de l’UQAM a fait le tour du monde en quelques jours, attirés des millions de visiteurs et s’est retrouvé à CNN ?

Aussi, comment expliquer qu’en cette ère d’instantanéité et de partage d’information collectif, un géant comme Times décide de rendre payant son contenu, s’incrivant à contre courant de la tendance ?

Et pourtant, les « gourous » de Web et autres preachers semblent se propager comme de la mauvaise herbe… Comment peuvent-ils prétendre maîtriser un mouvement planétaire, influencé par tant de facteurs..?   Le Web, une panacée ?

Il s’avère plus prudent de voir le  marketing Web comme un laboratoire, tester, adopter l’approche du petit pas. À vouloir déployer de gros canons et des recettes magiques, on risque surtout d’y perdre quelques plumes !

La publicité Internet : une arme à double tranchant

Cette semaine, je me penche sur ce qui diffère entre la publicité en ligne et les formes traditionnelles et je note au passage quelques exemples de contre publicités, qui teintent le nouveau paysage communicationnel.

On connait tous l’approche traditionnelle des 4 P du marketing mix, que sont le produit, le prix, le placement et la promotion-publicité.

Wikipedia définit la publicité comme étant « les méthodes pour rendre publics l’existence, l’intérêt et la disponibilité de l’offre. Elle favorise aussi l’émergence de besoins ». La publicité Web sert également les mêmes objectifs, sauf que quelques éléments viennent compliquer l’exercice.

Tout d’abord, le contrôle par le consommateur est, dans ce média, plus important. Sur le Web, le consommateur décide lui-même ce qu’il veut consulter, quand il veut le faire. Même pour la télévision, ca se corse pour les annonceurs qui doivent composer avec l’arrivée de la télé sur demande, des tou.tv, enregistreurs numériques et autres formes permettant au « téléspectateur » de passer d’un rôle passif à un rôle actif, de ne pas regarder les messages publicitaires s’il n’en n’a pas envie.

Dans le même ordre d’idée, l’internaute est de moins en moins tolérant face aux approches intrusives, qu’il perçoit comme une entrave à sa liberté d’action. Alors qu’au début des années 2000 on misait sur les intro Flash percutantes, les emails non sollicités, les pop up, les bannières qui se déployaient tous azimuts, ces pratiques tendent à disparaître au profit d’une offre plus riche, plus ciblée, mais que l’internaute lui même viendra consulter quand il le jugera pertinent. Ceci s’exprime, entre autres, par un déplacement de budget vers le Search Marketing.

Sans oublier que, sur le Web comme ailleurs, la clé de la réussite de toute campagne, comme le mentionne un récent article de Mashable sur les meilleures campagnes virales de 2009, réside dans une solide compréhension de ce qu’est la marque, qui est sa cible et ce qui l’anime.

En terminant, puisque tout le monde peut se faire annonceur et diffuser son propre « message » sur le Web, cela en fait un puissant canal de contre publicité du côté grand public et du côté annonceur, la publicité mensongère, les faux blogues par exemple, ne sont pas tolérés et de telles pratiques peuvent être retenues contre nous. Ici, c’est d’une perte de contrôle dont il est question, l’annonceur perdant le contrôle sur le ou les messages diffusés entourant sa marque.

Côté mensonges dénoncés, on peut penser au faux blogue bixi de Montréal ou au blogue commandité par Walmart de deux campeurs de stationnement qui ont été tous deux décriés. Beaucoup d’argent investi pour du bruit et des comptes à rendre à gérer.

Côté publicités maison qui font mal, on peut penser au site Fuck You Hummer, ou aux nombreuses pages, dont celle-ci qui compte 141 000 fans, qui associent la marque Ed Hardy aux Douchebags (Idiots)

La publicité Internet, une arme puissante, à double tranchant !