Le commerce social

Voici deux sites s’inscrivant dans un courant important du Web social, soit le commerce social.

Avant de vous décrire les fonctions et la portée de ces sites, arrêtons-nous d’abord pour définir ce qu’est le commerce social.

On peut définir le commerce social comme faisant partie d’une sous catégorie de commerce qui inclut l’utilisation des médias sociaux, l’interaction entre ses membres et les contributions des utilisateurs, afin de supporter l’achat en ligne et la vente de Produits et services.

Présentation des sites

Etsy

Etsy a été fondé en 2005 et connaît depuis un succès fulgurant, se classant parmi les 100 sites les plus visités aux États-Unis.

La formule est simple, c’est un portail de vente de produits faits à la main donnant l’occasion aux artisans et aux acheteurs de faire affaire directement ensemble. On y retrouve des milliers de produits, catégorisés par types, par couleurs , par lieu de fabrication , etc. Une section de produits vintage , est également proposée.

En plus de la fonction de vente et d’achat, une section communauté est aussi offerte, et s’anime avec des articles, vidéos, invitation à des événements, ateliers. Une véritable communauté d’intérêt Etsy s’est ainsi formée, et cela va bien au-delà de la dynamique achat-vente.

Voyons comment ils se présentent :

  • Our mission is to enable people to make a living making things, and to reconnect makers with buyers.
  • Our vision is to build a new economy and present a better choice:
  • Buy, Sell, and Live Handmade.

En effet, si la formule Etsy fonctionne si bien, c’est en partie parce que sa mission s’est définie en réaction à la production de masse. Etsy se base sur des valeurs actuelles de consommation responsable, d’achats locaux et équitables, de réutilisation, afin, disent-il, de bâtir une nouvelle économie et d’offrir un meilleur choix. Les anti Walmart/Dollorama et autres partisans de Michael Moore s’y reconnaîtront certainement.

Autre signe du succès d’Etsy, le succès du site Regresty, qui s’amuse à répertorier les pires « trouvailles » du site. Allez-y, ca vaut le détour !

Treadless

D’achalandage moindre mais né d’une idée toute aussi intéressante et originale, le site Threadless est d’abord un site de vente et d’achat de t-shirts
aux designs exclusifs, pour les hommes, les femmes et les enfants.

Mais Threadless c’est surtout, et c’est en cela qu’il se distingue d’un site marchand habituel, une communauté de designers de t-shirts où les utilisateurs peuvent soumettre des propositions, en évaluer d’autres, donner critiques et commentaires. Tout le monde peut proposer un design, celui-ci est ensuite évalué par la communauté Threadless pendant sept jours. Les designs choisis seront sélectionnés à partir de ceux ayant le mieux performé à l’évaluation et un t-shirt sera ensuite produit et mis en vente.

De la même façon, les acheteurs de t-shirts sont invités ensuite à soumettre une photo d’eux même arborant leur nouvel achat, ce qui permet aux acheteurs potentiels de voir ce t-shirt sur un grand nombre de « mannequins » de tous âges et styles .

Threadless déploie par ailleurs une campagne de marketing par courriel efficace pour présenter ses designs saisonniers, ses rabais ou nouveautés.

Achalandage

À quoi ressemble l’achalandage de ces sites ?

Selon Alexa, Etsy se classe 100e aux États-Unis en termes d’achalandage, et plus de 25 000 sites externes y convergent.

Sa clientèle type, selon les moyennes obtenues, est une femme, âgée entre 25 et 34 ans, et possédant une formation universitaire.

Quant à Treadless, son achalandage est moins important, soit environ 1800e au palmarès des sites les plus consultés aux États-Unis.

Toutefois, sa clientèle type étant plus jeune -18-24 ans-, il y a fort à parier que nous assistons à une tendance émergente.

Etsy et Threadless : des sites simples et efficaces

Loin d’avoir la prétention d’avoir expérimenté un grand nombre de sites de commerce social, nous sommes tout de même en mesure de porter un jugement sur ceux que nous avons retenu. D’un côté, le site Etsy, déjà bien connu, est devenu ni plus ni moins qu’une référence. Pas étonnant alors qu’il soit à la fois bien construit, simple à consulter et surtout efficace qu’on soit consommateur ou vendeur. La variété et le nombre d’items qu’on y trouve sont impressionnants. Le système de recherche basé notamment sur le classement par catégorie mais également par pertinence et popularité illustre bien l’importance du jugement de la communauté sur les produits et sur les marchands. De cette façon, facile de savoir à qui on a affaire et ce même à l’autre bout de la planète.

Threadless quant à lui, affiche un concept pour le moins original. Aussi, et de ce fait, une consultation de quelques minutes peut se changer en plusieurs heures l’attrait des modèles de t-shirt qui y sont commercialisés étant très puissante. D’une part parce que les modèles sont nombreux et surtout parce qu’ils sont originaux plutôt que confectionnés en série par des grandes compagnies. Intéressant également puisqu’il permet à des artistes en devenir de trouver une plate-forme commerciale où ils peuvent non seulement faire connaître leur art mais aussi en retirer une reconnaissance ainsi qu’un bénéfice. Encore là c’est une idée toute simple mais combien intelligente que de permettre à des consommateurs avides de produits originaux de rencontrer des artistes méconnus. Tout comme Esty, il arbore une architecture simple, sans artifice où toute la place est laissée aux artistes, aux produits et aux consommateurs.

Si on avait une opinion personnelle à formuler sur le commerce social ? Incontournable sans aucun doute. La montée des sites sociaux et la multiplication des sites de partage est un fait que le commerce en ligne ne peut ignorer. Et pour cause, la puissance des réseaux, la force et l’influence qui émergent des communautés sociales constituent une opportunité fabuleuse pour des commerçants. À condition de bien connaître les règles du jeu et surtout d’y affecter les ressources adéquates et suffisantes. Le commerce social ne s’effectue pas à partir des mêmes bases que le commerce dit « traditionnel » et sous-entend pour les entreprises l’adoption de valeurs nouvelles et surtout différentes. Le risque, la transparence, l’authenticité font partie intégrante du succès du commerce social.

Les impacts sur le marketing : une tendance là pour rester

Le commerce social est en émergence et tout porte à croire qu’il est là pour rester. Selon Jeremiah Owyang qui cite une recherche de Forrester, le commerce social représente la cinquième ère d’évolution du web social. C’est l’ère où les communautés définissent les futurs produits et services. C’est tout dire : les réseaux sociaux deviennent en quelque sorte une nouvelle puissance.

Ainsi, cela change considérablement le portrait puisque traditionnellement, c’était plutôt l’entreprise qui, par la force d’une publicité unidirectionnelle décidait ce qui était populaire et à la mode pour les consommateurs. Pas que ce ne soit plus vrai mais disons plutôt que de nouvelles opportunités se présentent dans les stratégies marketing et il faut les prendre considération.

Des opportunités stratégiques à saisir

Revenons au concept appelé social shopping qui allie deux activités principales liées au web : favoriser le commerce et entrer en relation avec des individus ayant les mêmes affinités. Plus largement, il s’agit de sites qui permettent aux usagers qui les fréquentent de partager des liens sur les produits en vogue, les bonnes et moins bonnes trouvailles, la qualité des produits et les éléments à éviter. Le shopping social offre des opportunités peu coûteuses d’entrer en relation « bouche-à-oreilles » avec d’éventuels clients. L’idée étant de connecter ses clients en ligne à des communautés de consommation virtuelles et surtout de l’expérimenter en tant qu’entreprise afin de comprendre ce qui s’y passe, ajuster ses produits et services et tenter de percer un vaste réseau influent pour profiter de la crédibilité y étant associée.

De plus, en se familiarisant avec les différents outils propres au shopping social tels que widgets, wishlists, profiles, buzz, measuring features, l’entreprise peut bénéficier d’une certaine forme de veille intelligente offrant une source stratégique d’information et la mesure d’impressions des consommateurs, ce qui est fort utile dans le processus de commercialisation des produits et services.
The online customer wants to control, connect and contribute. Our goal should be to let them do just that and connect ourselves to our advocate”. Cette affirmation résume bien les enjeux marketing lies au commerce social: la montée du pouvoir des consommateurs et la puissance de la crédibilité qui y est associée. Ce faisant, l’entreprise ne peut plus concevoir ses stratégies marketing sans en tenir compte. D’une part, elle doit planifier précisément des actions structurées pour faire profiter sa marque du potentiel offert par le « bouche-à-oreilles » et d’autre part elle doit pratiquer, si ce n’est déjà fait, des valeurs associées à cette nouvelle tendance. Transparence, intégrité et ouverture sont de mise dans un monde virtuel où tout est accessible et où les actions, activités et pratiques de l’entreprise sont sujettes à la critique. Dans ce contexte, c’est l’ensemble des processus de l’entreprise qui sont scrutés et qui peuvent influencer sur la consommation ou non des produits. Les individus cherchent un sens à leurs actions commerciales et souhaitent le faire de façon de plus en plus responsable.

Les défis associés au commerce social

En plus des défis logistiques inhérents au commerce en ligne, le volet social de la chose rend encore plus primordiale l’amélioration des processus et ce au bénéfice de la popularité et de l’image de l’entreprise. En fait, l’entreprise ne doit plus se contenter seulement de son offre en termes de produits et services mais également de l’ensemble du processus qui assure au client la justesse de livraison, la traçabilité de la commande et surtout une offre d’options personnalisées quant à l’emballage et la facturation notamment. Le jugement des entreprises – de leurs processus de service à la clientèle par les communautés virtuelles est impitoyable et en ce sens, une erreur ou un simple manquement peut s’avérer coûteux sur le plan de l’image puisque l’instantanéité avec laquelle il se répandra n’offre qu’une très mince marge de manœuvre.

Aussi et considérant l’importance de la tendance associée au web social, on peut penser que ce volet du marketing mérite une attention particulière et que, en ce sens, les actions ne doivent pas être réalisées sans structure ni stratégie. Pour profiter au maximum des opportunités qu’offre le shopping social, une bonne connaissance des pratiques et des outils est essentiel et l’allocation de ressources suffisantes doit également faire partie de l’équation gagnante. Le management de l’entreprise doit comprendre cette tendance afin de l’intégrer stratégiquement à ses pratiques d’affaires et ainsi donner l’impulsion nécessaire pour que les ressources et l’équipe suivent le courant.

Parallèlement l’engagement d’une entreprise dans le commerce social n’est pas sans risque. Comme on l’a mentionné précédemment, les critiques, les erreurs et les processus étant accessibles à tous, la possibilité d’éclosion de crise s’accentue. En ce sens, Jeremiah Owyang souligne l’importance pour les entreprises de se préparer à d’éventuelles attaques sociales. Tout comme on déploie un plan de mesures d’urgence en cas de sinistre, une planification de dérapage est sans doute un atout supplémentaire qui permettra à l’entreprise d’éviter le pire en termes d’image ou à tout le moins de limiter les dégâts.

En terminant, on peut se demander si, dans quelques années, il sera encore possible de faire du commerce en ligne qui ne soit plus social car c’est cette dimension qui se retrouve maintenant, et de plus en plus, au cœur des stratégies Internet. Est-ce là pour rester ? Il n’en fait aucun doute !

par : Mélanie Roberge et Caroline Girard

LinkedIn ou le super rolodex

Parmi les réseaux sociaux les plus populaires, il y a bien sûr Facebook, qui vient de franchir des 500 millions d’utilisateurs, Twitter, qui en compte désormais plus de 100 millions et Linkedin, qui enregistre 75 millions d’inscriptions en provenance de 200 pays.

Si Twitter et Facebook sont des réseaux sociaux grand public axés surtout sur le divertissement, LinkedIn se veut avant tout un réseau professionnel.

On y publie notre cv, nos champs d’expertise, et on se bâtit un réseau de contacts professionnels : collègues passés et actuels, clients, fournisseurs, pigistes.

Il s’agit à la base d’une version actualisée, et plus puissante, du rolodex.

Plus puissante, car on peut, en plus, suivre le parcours professionnel de ces contacts, obtenir des références de fournisseurs potentiels, afficher des postes ou chercher un emploi, faire partie de groupes d’intérêts, d’associations de diplômés ou d’ordres professionnels, partager notre expertise et nos connaissances avec d’autres professionnels de notre milieu. Voilà une bonne façon de se faire connaître, de maintenir nos connaissances et notre réseau professionnel à jour.

Au Québec, le groupe le plus populaire est actuellement Linked Québec, avec plus de 6000 membres actifs.

Dès la semaine prochaine, je serai co-modératrice d’un sous groupe consacré à l’éducation et au développement professionnel. Le sujet vous intéresse ? Joignez-vous à nous !

Vous n’êtes pas encore inscrit ? Faites-le maintenant.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez également vous inscrire à une formation LinkedIn près de chez-vous.

Pour un accès au plus grand nombre à l’éducation supérieure, bourses de la fondation Gates

Financés en partie par la fondation Bill et Melinda Gates, les Next Gen Learning Challenges visent à améliorer l’accessibilité et le taux de diplomation universitaire des Américains en proposant un lieu d’échange d’idées et de bonnes pratiques pour les enseignants et pédagogues. Des bourses seront entre autres offertes aux chercheurs et professionnels qui développeront des cours en ligne gratuits.

Cette initiative est basée sur l’idée que les nouvelles technologies transforment le milieu de l’éducation en permettant de développer des pratiques et des processus éprouvés et en élargissant la portée et l’étendue des solutions aux problématiques liées à l’éducation. Aussi, le faible taux de diplomation universitaire représente un enjeu important aux États Unis puisque selon certains analystes, 64% des emplois en 2018 exigeront une formation universitaire.

Ainsi, en utilisant les nouvelles technologies au cœur de leur stratégie, quatre défis liés à l’éducation sont proposés, soit

  • Didacticiels ouverts
    Pour donner un accès élargi à des logiciels d’apprentissage, principalement pour préparer aux cours universitaire ayant un haut taux d’abandon.
  • Engagement 2.0
    Intégrer les approches participatives du web 2.0 afin de stimuler l’apprentissage
  • Apprentissage hybride
    Favoriser l’utilisation d’approches d’enseignement hybride combinant les cours à distance et en personne.
  • Analytiques de l’apprentissage
    Approfondir et implanter des méthodes d’analyse statistique des données sur les étudiants pour aider ceux qui travaillent à la réussite étudiante.

Ces défis s’adressent aux chercheurs, au personnel pédagogique et enseignant qui souhaitent contribuer et échanger sur l’un ou l’autre de ces aspects.

MAJ (28/07/2010) : On annonce le lancement du site
Nixty.com, un autre site « ouvert » qui offre pas moins de 200 cours universitaires en ligne, non crédités et gratuits, d’une dizaine d’universités dont le MIT, Harvard et Yale. Un autre bel exemple de l’impact des réseaux sociaux et de son approche participative et ouverte dans le milieu universitaire.

Les études supérieures en ligne – nouveau palmarès américain

La formation universitaire à distance gagne en popularité et en considération depuis quelques années. Des universités de renom du monde entier offrent de tels cours, en ligne pour la plupart, et ce type de formation est de plus en plus reconnu.

Selon Eduventures, une firme de recherche spécialisée dans l’enseignement supérieur, plus de 500 000 américains se sont inscrits à des études de deuxième cycle à distance en 2009, ce qui représente une hausse de 17% par rapport à l’année précédente.

Ce type de formation attire surtout les adultes en mi-carrière, qui ont un emploi et une famille. Cette formule leur permet de mieux concilier travail-vie personnelle et est également mieux perçue par les employeurs, ceux-ci ayant eux même suivi une formation à distance ou ayant embauché de bonnes ressources ainsi formées.

Kiplinger, un magazine spécialisé en vigie d’affaires et en conseils financiers- vient de publier le palmarès des quinze meilleurs diplômes de deuxième cycle offerts en ligne.

Des institutions telles que Stanford, MIT ou John Hopkins figurent parmi les nominés et proposent maintenant des formations en ligne dans leurs prestigieux  établissements. Toutefois, il faut être prêt à en payer le prix : jusqu’à 100 000 dollars américains pour obtenir ces nobles papiers.

Consultez le diaporama présentant le palmares des quinze diplômes ici.

Conciliation travail-famille…et magasinage en ligne

Dans l’article, What Impact Will E-Commerce have on Us Economy, l’auteur avance que la  hausse de productivité représente une conséquence importante du commerce électronique , puisque  la chaîne de distribution devient plus efficace et moins coûteuse, mais également, du côté du consommateur, parce que le temps investi dans les achats s’en trouve réduit à son tour.

Cet énoncé m’amène à vos présenter un rapport fort intéressant paru dans Advertising Age récemment, sur la nouvelle mère consommatrice, puisque le cœur de l’analyse qui y est présentée va de la même sens.

On le sait, la conciliation travail-famille est probablement le plus grand défi des femmes adultes d’aujourd’hui. De 1976 à 2006, la proportion de femmes en emploi et ayant des enfants de moins de 5 ans est passée d’environ 35% à près de 70% selon un récent rapport de Statistiques Canada. En plus, ces femmes occupent en plus grande proportion qu’avant des emplois de niveau professionnel ou cadre, ce qui amène un niveau de responsabilité plus important. Sans oublier le fait que les nouvelles technologies et l’économie du savoir dans lesquels nous baignons accélèrent sans cesse le rythme de travail de tout un chacun. C’est sans grande surprise donc que ces femmes actives (les 25-54 ans) se disent aujourd’hui plus stressées que celles des générations précédentes et plus aussi que les femmes n’ayant pas à concilier tout cela de front.

Dans le rapport de MARISSA MILEY et ANN MACK, The Rise of the Real Mom, les auteures font ressortir que pour les nouvelles générations de mères, tout avoir ne signifie plus tout faire et qu’elles ont de plus en plus tendance à délaisser les tâches qui prennent du temps mais qui ne font pas partie de leurs compétences principales (mère et employée). La question n’est plus seulement de savoir comment trouver un équilibre entre le travail et la famille mais de rendre efficace la gestion des deux activités de front.

Pour ces nouvelles mères, Martha Stewart est out, elles préfèrent acheter les cupcakes à la pâtisserie et investir le temps ainsi épargné en ne les cuisinant pas pour jouer avec ses enfants. Le magasinage ? Même chose, elles préfèrent avant tout que ce soit rapide, efficace, sans chichi. Faire cinq magasins pour courir les soldes ? Non merci, disent-elle.

Pourtant, selon ce même rapport, ce sont encore elles, en très forte proportion, qui sont responsables des achats de vêtements et de livres pour la maisonnée et elles restent évidemment sensibles au prix.

Plus globalement, elles seront réceptives à tout ce qui pourra contribuer à les dégager rapidement et efficacement des tâches nécessaires mais qui ne sont pas liés à leurs compétences centrales. Mets préparés, outils facilitateurs de ménage, portions individuelles pour les boîtes à lunch, baguette magique (non, celle là n’existe pas encore !)

Dans cette optique, le magasinage de vêtements et de livres en ligne devient une solution séduisante pour ces femmes à la recherche d’efficacité. Pourquoi aller perdre des (précieuses) heures dans les magasins quand on peut en quelques minutes – et quelques clics-  refaire la garde-robe de ses touts-petits ?

Si l’on observe les statistiques d’achalandage de sites marchands de vêtements comme Etsy, Gap, Naarjtie ou autre, on reconnaît bien le profil de nos Real Mom !

Savoir 2.0 – De nouveaux paradigmes qui « changeront le monde »

Si vous aimez assister à des conférences et présentations d’experts, il vous faut, si ce n’est déjà fait, visiter TED.com.

Lancé en 1984, d’abord comme événement, TED a comme mission de propager de grandes idées sur les thèmes de la technologie, du divertissement et du design. TED.com propose maintenant plus de 700 conférences, dont plusieurs sous titrées en français. Elles sont catégorisées par thèmes et il y en a pour tous les goûts.

Ce site, très bien fait par ailleurs, a été primé aux Webby Awards et mis en nomination dans plusieurs catégories.

Cette semaine, on y présente- en anglais seulement- une présentation des plus intéressantes sur les nouveaux paradigmes du 2.0 qui changeront en profondeur la vitesse et le partage de connaissances. Clay Shirky nous montre, de façon très convaincante, en quoi les nouvelles technologies rendent possible la diffusion et la création partagée de contenu.

Par différents exemples, dont le site Ushahidi, né de l’idée d’une seule personne, il nous fait voir comment les nouvelles technologies permettent de regrouper de l’information tacite, durant le temps libre et avec le talent d’individus dispersés aux quatre coins de la planète.

Ils ont ainsi la possibilité de partager leur passion pour la politique, l’art ou les sciences, et d’enrichir les idées de chacun, obtenant par le fait même la liberté de s’exprimer, d’expérimenter leurs idées, selon des valeurs émergentes de coopération. Un partage planétaire de connaissances par des individus générateurs d’idées, entre eux et pour eux.

Pour voir et entendre la conférence :

— > Clay Shirky: How cognitive surplus will change the world

Prière de ne pas vous brancher, vous êtes en vacances

Dans la vie trépidante  d’aujourd’hui où l’on doit concilier travail-famille, où tout va de plus en plus vite, où nous sommes submergés d’informations en continu, où nous nous définissons de plus en plus par notre travail et notre performance, pourquoi ne pas profiter de la saison estivale, à tout le moins de nos vacances,  pour éteindre ordinateur, portable, Ipad et autres gadgets et faire le vide, se retrouver avec nos proches, nos amis, et surtout, soi-même ?

Selon un récent article paru dans le New-York Times, l’accoutumance à ces nouveaux gadgets peut avoir des effets négatifs importants sur nos relations avec les autres, notre santé mentale, notre capacité à centrer nos énergies aux bons endroits, notre gestion du stress.

Le Financial Post, quant à lui, souligne le fait que les Canadiens sont en déficit de vacances, et en paient le prix, et Cyberpresse révèle les résultats d’un récent sondage CROP faisant état du même manque chez les Québécois.

Allez, on éteint tout !

Bonnes vacances estivales